La Querelle des chiens et des chats et celle des chats et des souris
La Discorde a toujours régné dans l’Univers,
Notre monde en fournit mille exemples divers :
Chez nous cette déesse a plus d’un tributaire.
Commençons par les éléments :
La Discorde a toujours régné dans l’Univers,
Notre monde en fournit mille exemples divers :
Chez nous cette déesse a plus d’un tributaire.
Commençons par les éléments :
Par des voeux importuns nous fatiguons les Dieux,
Souvent pour des sujets même indignes des hommes.
Il semble que le Ciel sur tous tant que nous sommes
Soit obligé d’avoir incessamment les yeux,
Et que le plus petit de la race mortelle,
À chaque pas qu’il fait, à chaque bagatelle,
Doive intriguer l’Olympe et tous ses citoyens,
En pays pleins de cerfs, un cerf tomba malade.
Incontinent maint camarade
Accourt à son grabat le voir, le secourir,
Le consoler du moins : multitude importune.
« Eh ! messieurs, laissez-moi mourir :
Un Loup qui commençait d’avoir petite part
Aux Brebis de son voisinage,
Crut qu’il fallait s’aider de la peau du Renard,
Une jeune Souris, de peu d’expérience,
Crut fléchir un vieux Chat, implorant sa clémence,
Et pa
Un bloc de marbre était si beau
Qu’un statuaire en fit l’emplette.
« Qu’en fera, dit-il, mon
Du rapport d’un troupeau, dont il vivait sans soins
Se contenta longtemps un voisin d’Amphitrite