Le Berger et son troupeau
Quoi ? toujours il me manquera
Quelqu’un de ce peuple imbécile !
Toujours le loup m’en gobera !
J’aurai beau les compter. Ils étaient plus de mille,
Quoi ? toujours il me manquera
Quelqu’un de ce peuple imbécile !
Toujours le loup m’en gobera !
J’aurai beau les compter. Ils étaient plus de mille,
Du rapport d’un troupeau, dont il vivait sans soins
Se contenta longtemps un voisin d’Amphitrite.
Si sa fortune était petite,
Tircis, qui pour la seule Annette
Faisait résonner les accords
D’une voix et d’une musette
Capables de toucher les morts,
Deux démons à leur gré partagent notre vie,
Et de son patrimoine ont chassé la raison.
Je ne vois point de cœur qui ne leur sacrifie.
Si vous me demandez leur état et leur nom,
J’appelle l’un, Amour ; et l’autre, Ambition.
Cette dernière étend le plus loin son empire ;
Car même elle entre dans l’amour.
Un Loup qui commençait d’avoir petite part
Aux Brebis de son voisinage,
Crut qu’il fallait s’aider de la peau du Renard,
Grâce aux filles de Mémoire,
J’ai chanté des animaux ;
Peut-être d’autres héros
M’auraien
Jupiter dit un jour : Que tout ce qui respire
S’en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur.
Dans le cristal d’une fontaine
Un Cerf se mirant autrefois
Louait la beauté de son bois,
Et ne po